Comprendre Madagascar à travers ses rites et traditions principales

Comprendre Madagascar à travers ses rites et traditions principales

mai 5, 2020 Non Par henri

Madagascar, une personnalité forgée par les coutumes, un pays traditionaliste

Surnommée l’île Rouge, Madagascar constitue un pays qui a su garder sa culture tout en s’ouvrant à la mondialisation. Les habitants de ce pays restent très attachés aux croyances anciennes. Si bien qu’ils les reproduisent dans la vie quotidienne. Cela fait que même un enfant sait quelle est son identité culturelle.

Le rapport à la mortalité : famadihana ou retournement des défunts

Les morts revêtent de l’importance aux yeux des Malagasy. Les corps ne se traitent pas n’importe comment, car ils renferment le « fanahy » : l’âme. Ce dernier est la partie la plus honorable de l’Homme. Pour les Malagasy, les défunts continuent d’avoir des responsabilités envers la famille qui reste. Parfois, ils font le « tromba » afin de communiquer avec les morts. Il s’agit d’une cérémonie au cours de laquelle l’âme d’un défunt important est convié à posséder le corps d’un homme. Le mort doit avoir été quelqu’un qui avait de la sagesse et du savoir. La cérémonie sur les trépassés la plus significative reste le famadihana. En gros, pendant l’hiver, la famille va déterrer les corps afin de les recouvrir d’un nouveau linceul. Ce procédé donne l’occasion d’une grande fête. L’alcool coule à flots et des zébus sont tués pour nourrir tous ceux qui sont présents.

L’importance de la vie : traditions autour de la naissance

Les Malagasy considèrent la grossesse comme un cadeau précieux et s’entourent de nombreuses croyances. Ainsi, certains produits alimentaires lui donneront la peau douce, des cheveux soyeux ou au contraire le cribleront de taches. La femme enceinte ne doit pas nouer quoi que ce soit sur son ventre. Le risque : voir le cordon ombilical s’enrouler. A l’approche de la délivrance, les gens encouragent la mère à aller piler du riz. Cela afin de faciliter la descente du bébé. A son arrivée, la femme ne doit pas faire d’efforts physiques pendant le « mifana ». Elle s’emmitoufle au point de suer pour contrer toute maladie. Après quelques semaines, on procède au « ala volon-jaza ». La première coupe de cheveux, qui doit s’effectuer par une personne avec une belle chevelure et sans regard indiscrets. Selon le moment choisi par les parents, les petits garçons subissent la circoncision.

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La création de nouveaux liens : le mariage et ses us

Le mariage traditionnel malagasy se nomme le « vodiondry ». Dans le temps, l’aimée se gagnait selon un nombre de zébus que la famille de l’homme est prête à offrir. Cela sert de compensation pour les parents qui laissent partir leur fille. Ils perdent une aide précieuse à la maison. Aujourd’hui, il s’agit d’argent. Toutefois, les « mpikabary » ou orateurs continuent de se lancer des joutes verbales afin de vaincre l’autre partie. En effet, si celui du garçon est mauvais, la famille ne donnera pas leur enfant à marier. Assister à un vodiondry lors d’un voyage en afrique est une occasion de divertir tout en découvrant. Selon les régions, le moment peut garder une grande signification. Ailleurs, ce n’est plus qu’un symbole. Le mariage civil, devenu obligatoire fait rarement l’objet de grandes réjouissances. Généralement, les Malagasy ne revêtent la robe blanche que pour la cérémonie religieuse.